Assis sur son banc
Il regarde au loin.
Il est déjà parti,
Pour un pays lointain,
Celui de ses parents.
Assis sur son banc,
Il refait le monde.
Il jure, il gueule,
Sa voix est une onde
s'éclate en un instant.
Assis sur son banc,
Il regarde passer
Les badaux motorisés
Qui enpruntent l'allée
Des "Champs Elysées".
Assis sur son banc,
Il confronte ses idées.
Passe plus de temps
A palabrer qu'à acter.
Ainsi est fait son temps.
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Mon coeur est rouge de sang
Comme celui de mon voisin
Et comme celui qui vit ailleurs.
Mon corps d'enfant reste blanc,
Passe les ans, se ride jusqu'à sa fin
Comme celui qui vit ailleurs.
Mes yeux voient un bref instant
La misère cachée dans un recoin
Et plus pour celui qui vit ailleurs.
Mes doigts veulent être aidant,
Maladroit, apporter un besoin
Bien pour celui qui vit ailleur.
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Nous sommes nés d'une même terre, d'une même
mer,
Nés sous la même étoile, celle de l'innocence.
Nous sommes nés d'un même désir, d'une même
air,
Nés sur le même sol, celui de l'espérance.
Nous sommes nés pour vivre ensemble,
Partager un même combat, celui de résister.
Nés sous la même bannière il me semble,
Celle de défendre avant tout l'humanité.
Nous sommes nés pour être plusieurs,
Aller dans des directions différentes.
Mais aller de l'avant comme frères et soeurs
Evitant les mêlées, les batailles déchirantes.
à Aubin.(mai 2006)
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