Vendredi 20 novembre 2009
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Lors de la retransmission du match Algérie - Egypte, il y eu un "Ouf" de soulagement pour les pouvoirs publics en apprenant que l'équipe de football algérienne avait emporté le
match. Des "youyous", des "feux de bengale", des bruits de klaxon ont retenti dans nos quartiers mais aussi dans nos centre-villes. Des drapeaux algériens ont vu leurs apparitions en masse,
parfois venant supplantés les drapeaux tri-colors. Une joie véhiculée et plutôt bon enfant.
Cependant cela a provoqué , pour certains des réactions parfois autant extrêmes que de montrer sa joie pour d'autres. "Si ils sont tellement contents de leur
équipe, fiers de leur pays et de leur drapeau et bien ils n'ont qu'à rentrer chez eux." Une réaction vive due à un malaise ressenti.
En cette période de débat autour de l'Identité National, je trouve que cela vient à point nommé. En effet, il faut se poser la bonne question pour ce genre de discussion: Qu'est-ce qui unit les
personnes entre elles ? L'appartenance à une famille, à un groupe d'amis, à un regroupement associatif, politique, ... à une nation. L'individu ne peut vivre que grâce au collectif. Il ne peut
être qu'un. Il a besoin d'être reconnu en tant qu' "identité" et pour cela, en réflexe ou en facilité, il va se chercher dans ceux qui lui ressemble.
Concernant les français issus d'origines algériennes, là aussi il y a des bonnes questions à se poser. Qu'est-ce qui fait que beaucoup d'entre eux revendique leur nationalité algérienne ou plus
largement sénégalaise, ou tunisienne, voir même réunionnaise avant de se considérer français ? Et là, c'est notre Histoire qu'il faut interroger avec la colonisation mais aussi la décolonisation.
Ce sont nos décisions politiques qu'il faut se rappeler: les plans d'urbanisation, les Lois d'accompagnement, les dispositifs d'assimilation, d'intégration, d' acculturation.
Si il n'y a pas ce travail de MEMOIRE alors nous allons "tout droit dans le mur". La haine raciale, la discrimination, le communatarisme des deux côtés, ceux qui se considèrent étrangers à la
nation française et ceux qui se considèrent "de souche", vont prendre le dessus. La recherche du "Vivre Ensemble" ne peut passer que par l'acceptation de l'autre dans sa différence mais
aussi dans ce qu'il peut apporter à la "communauté nationale". A nous de savoir nous écouter, aux politiques de savoir nous mobiliser.
Par Nicolas Halgand
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Publié dans : Culture et Tolérance
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