Dimanche 1 novembre 2009
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Lu dans Marianne2.fr:
Dans un livre qui fait déjà débat, Djemila Benhabib décortique la stratégie de conquête des islamistes, notamment dans les banlieues françaises. Et se paie au
passage les petites soldates du fascisme vert qui osent défendre le voile au nom du féminisme !
" Dans votre livre, vous vous élevez contre ceux qui évoquent un « féminisme nouveau genre
», ce « féminisme » des femmes musulmanes pratiquantes, voilées « par choix »…
Djemila Benhabib :
Pour moi, le féminisme, c’est corriger les injustices à l’égard des
femmes, les discriminations. Or les grandes religions ne sont pas porteuses d’égalité entre hommes et femmes.
En occident, les femmes ont réussi à s’émanciper pleinement, grâce à leur combat, notamment contre la religion. Ce qui prouve qu’on ne peut pas s’inscrire dans un référentiel religieux lorsqu’on
parle d’égalité entre hommes et femmes. Seule la laïcité le permet.
Dans l’Islam, les femmes n’ont pas l’autorité parentale, la polygamie est permise, la répudiation et les violences conjugales aussi, l’homosexualité est interdite… On aurait pu penser que le «
féminisme nouveau genre » s’attaquerait à ces problèmes. En fait, il se contente de les justifier. C’est ça, le féminisme ?Dans un livre qui fait déjà débat, Djemila Benhabib décortique la
stratégie de conquête des islamistes, notamment dans les banlieues françaises. Et se paie au passage les petites soldates du fascisme vert qui osent défendre le voile au nom du féminisme
!
Dernièrement, la conversion à l’Islam
et au voile de la rappeuse Diam’s, jusqu’ici symbole du combat des jeunes femmes des cités, a déclenché une étrange polémique entre les partisans de la laïcité, taxés d’islamophobie, et les «
progressistes » qui considèrent que le voile est un choix personnel. Qu'en pensez-vous?
Cette histoire est symptomatique d’une régression marquée, notamment dans les banlieues des grandes villes françaises, où se concentre une forte
population maghrébine et/ou musulmane.
La République n’y joue plus son rôle. Les populations sont abandonnées. Or la nature a horreur du vide. Les islamistes ont eu ici un boulevard pour effectuer un vrai travail de sape tel
qu’aujourd’hui il réussit à atteindre un symbole tel que Diam’s. Cela nous revoie à notre propre échec.
Lorsque les jeunes des banlieues défilent dans la rue, que demandent-ils ? L’égalité. Ils ne demandent pas de mosquées. Or, c’est ça la réponse des politiques. Je suis effarée de voir le nombre
de mosquées qu’on construit en ce moment en France."
Quoi en penser
?
Je pense, en tant que croyant de religion chrétienne, que la femme peut très bien vivre son émancipation tout en étant catholique, encore plus au XXI eme siècle et heureusement encore.
L'engagement de nombreuses femmes dans des mouvements d'éducation populaire tels que l'Action Catholique des Enfants, la Jeunesse Ouvrière Chrétienne et
l'Action Catholique Ouvrière le démontrent à mes yeux. Il y en a sûrement d'autres, pour d'autres religions, mais j'aime parler de ce que je connais réellement.
La femme soumise en religion est l'affaire d'un autre temps. Elle a su s'émanciper grâce aux nombreuses libertés qu'elle a été cherchées et grâce à l'égalité envers l'homme que les sociétés
démocratiques ont imposé. Même si, il reste encore des efforts à faire, elle est, à mes yeux, autant citoyenne que je le suis. Et à ce titre, elle possède les mêmes droits et devoirs que tout un
chacun.
A ce titre, si elle fait le choix de porter le voile en signe, non pas de soumission, mais bien d'assentiment à une pratique religieuse, elle est tout à fait libre de le faire. Est-ce pour cela
une régression ?
Si je prends ce que je connais le plus, la religion catholique, lorsqu'une femme décide à
un moment de sa vie, de vivre pleinement sa religion en communiant aisément, en priant régulièrement, en devenant fidèle aux pratiques religieuses est-elle pour autant soumise ? Non ! Alors
en quoi une femme qui porterait le voile le serait ?
Ce qui différencie ces deux actes, c'est la méfiance que nous avons, nous les occidentaux envers le religion musulman. Nous en connaissons que ce que les médias nous montrent: extrémisme,
violence et intransigeance. Mais est-ce la vérité ?
Osons la rencontre, la curiosité, la connaissance pour se faire sa propre opinion.
Le fait de croire en une religion peut choquer certaines personnes car cela peut être interprêté comme de la dépendance. Acceptons-le et essayons d'avancer sur ce qui nous rassemble plus que sur
ce qui nous différencie.
L'acte de Croire est un acte de partage et de tolérance. Je ne suis pas là pour convaincre mais là pour mieux vivre ensemble, athée, agnostique, croyant, ... ensemble pour un même
monde.
Par Nicolas Halgand
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Publié dans : Solidarité et Partage
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