Mercredi 28 octobre 2009
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Selon Libération.fr, "les 184 jours de présidence
française de l’Union européenne (« PFUE « pour les intimes), au second semestre 2008 auront coûté aux contribuables entre 171 et 176 millions d’euros, soit environ 950.000 euros par
jour. Vue de Bruxelles, la mini-polémique hexagonale autour de ce chiffre (qui n’a pas été révélé par Mediapart, mais bien par Euractiv.fr qui en a rendu compte le 21 octobre) fait sourire :
après tout, la « Grande Nation » n’a jamais mégoté pour rappeler au reste du monde sa grandeur…"
"Ces chiffres émanent d’un rapport spécial de la Cour des comptes commandé par le Sénat et débattu en séance publique le 20 octobre dernier devant la Commission des finances de l’auguste
assemblée. En réalité, la somme finalement dépensée (151 millions d’euros directement affectée à la PFUE plus 20 à 25 millions d’euros dépensés par les différents ministères organisant des
évènements) est inférieure au budget de 190 millions d’euros prévu à l’origine. Cette somme a servi à organiser les réunions ministérielles se déroulant en
France (les conseils des ministres dit « informels »), les conseils européens des chefs d’Etat et de gouvernement (dont les frais sont en partie couverts par le budget européen), ainsi
que les différentes manifestations culturelles liées à la PFUE.
"
"La somme peut paraître astronomique, surtout si l’on compare avec les présidences françaises précédentes (14 millions d’euros en 1995 et 57 millions en
2000), à une époque où tous les conseils européens avaient lieu dans le pays de la présidence et non à Bruxelles, et avec les dépenses exposées par les présidences autrichienne, finlandaise,
portugaise ou Slovène, comprises entre 70 et 80 millions d’euros. Mais voilà, comparaison n’est pas raison : Hubert Haenel, le président de la commission des affaires européennes du Sénat,
estime qu’en « 1995 et 2000, on a surtout pompé sur les budgets des ministères, ce qui a nous a valu, à l’époque, des critiques justifiées de la Cour des comptes ». En clair, les
dépenses liées à la présidence de l’UE n’étaient pas budgétées en tant que telle. Surtout, « on attend davantage d’une présidence française », ajoute Pierre Sellal, le
secrétaire général du Quai d’Orsay et ancien Représentant permanent de la France à Bruxelles, d’autant que Paris a dû multiplier les réunions extraordinaires, entre la guerre en Géorgie et la
crise financière et économique sans compter les sommets avec les pays tiers. Jamais auparavant, les chefs d’Etat et de gouvernement ne se sont rencontrés à un tel rythme."
Par Nicolas Halgand
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Publié dans : Politique
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