Dimanche 4 octobre 2009
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Samedi matin, je suis allé à "la Boulange" organisée par la maison de quartier de l'Immaculée. Le fait de voir tous ses bénévoles s'activer autour de la réalisation de pains,
m'a rappelé un souvenir de jeunesse.
Je me souviens d"avoir assister à la réalisation d'une fournée dans une boulangerie de la Chapelle des Marais. Je me souviens d'avoir pris
plaisirs à regarder s'activer le boulanger, un cousin à ma mère, à respirer l'odeur de la pâte et du levain, à mettre mes mains dans le pétrin et sentir cette étrange matière
collante.
Après toutes ses années, je comprends mieux mon attirance pour ce métier qui n'est pas liée directement à l'activité professionnelle (même si
je la respecte complètement) mais qui est liée à toutes ses sensations que j'ai ressenti : l'odorat, le toucher, la vue, l'ouïe et le goût partagés et entremêlés lors de la
confection de pain.
Ces sensations sont les miennes mais aussi celles partagées par l'histoire de mes ancêtres.
En effet, ayant dans ma lignée de nombreux fariniers et meuniers, je m'imagine mieux la sensation qu'ils devaient avoir à vivre leurs métiers,
celle de créer la matière première permettant la confection de pains.
Par Nicolas Halgand
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Publié dans : Histoire de vie
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