Dimanche 20 septembre 2009 7 20 /09 /2009 09:38
"Magouilles et Compagnies" 
la nouvelle série de l'Automne
Episode n° 1 Les Acteurs :
<b>Dominique de Villepin</b> - L’ancien premier ministre est suspecté d’avoir été le grand ordonnateur de la manipulation, dans le but d’affaiblir son rival, Nicolas Sarkozy, en vue de l’élection présidentielle de 2007. En 2004, Villepin, alors ministre des Affaires étrangères, aurait donné l’instruction d’enquêter sur les listings puis de les transmettre, au juge Van Ruymbeke, sachant qu’ils étaient truqués. Le tout sur instruction de Jacques Chirac, affirment Philippe Rondot et Jean-Louis Gergorin. Dominique de Villepin nie les faits. Il affirme avoir demandé une enquête à la DST et déplore par ailleurs l’ingérence de Nicolas Sarkozy dans le dossier. <br><br>Il a été <b>renvoyé en correctionnelle pour «complicité de dénonciation calomnieuse, complicité d’usage de faux, recel de vol et recel d’abus de confiance»</b>. S'il sort blanchi de cette affaire, il compte toujours pouvoir «offrir une alternative» à la politique de Nicolas Sarkozy. <b>Nicolas Sarkozy</b> - L’actuel président de la République fait partie des personnalités politiques dont le nom (en l’occurrence son nom complet : «Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa») figurait dans les listings falsifiés. Affirmant souhaiter connaître l’identité de celui qui a mis son nom sur ces listings et la raison de ce geste, il s’est porté <b>partie civile</b> en janvier 2006. En privé, il se serait à plusieurs reprises emporté contre les responsables de ce qu’il considère comme une manipulation, menaçant de les «pendre à un croc de boucher». <b>Jean-Louis Gergorin</b> - L’ancien vice-président d’EADS, ami de Dominique de Villepin, est accusé d’avoir été le «corbeau», celui qui aurait envoyé les listings falsifiés au juge Renaud Van Ruymbeke, entre mai et octobre 2004. Parmi les noms figurant sur ces listings, celui de Philippe Delmas, vice-président d’Airbus (filiale d’EADS). Les deux hommes sont réputés rivaux. Jean-Louis Gergorin a été <b>renvoyé devant le tribunal correctionnel</b>.
D.d.V: "L'Attrape Nigaud" N.S: "La Face Cachée" J.L.G: "Le Tueur à Gage"
<b>Imad Lahoud</b> - Falsificateur présumé des listings, il a livré depuis le début plusieurs versions différentes de son rôle. Ce collaborateur de Jean-Louis Gergorin, informaticien à EADS, aurait reçu les listings de la part du journaliste Denis Robert en 2003 et les aurait truqués. Il a également affirmé avoir rencontré Nicolas Sarkozy, ce que ce dernier dément. Dans un procès-verbal dévoilé à quelques jours du procès, il confie avoir inscrit le nom de Nicolas Sarkozy à la demande de Gergorin dans le cadre d’une cabale menée contre l’actuel président par Dominique de Villepin. <br><br><b>Renvoyé devant le tribunal correctionnel pour ''dénonciation calomnieuse'' et ''faux et usage de faux''</b>, Imad Lahoud est, depuis la rentrée 2009, professeur de mathématiques dans un lycée parisien. <b>Philippe Rondot</b> - <b>Témoin assisté</b> dans l'affaire Clearstream, le général Rondot est un ancien de la DGSE et de la DST, artisan, entres autres, de la capture du terroriste international Carlos en 1994. Les notes que le «maître espion» consignait dans ses fameux carnets, comme d’autres retrouvées sur son ordinateur, ont permis de reconstituer une partie de l’affaire. En janvier 2004, alors conseiller pour le renseignement au ministère de la Défense, il aurait été chargé par Dominique de Villepin d'enquêter sur la véracité des listings Clearstream, alors qu'il n'était pas placé sous son autorité. Il affirme avoir alerté Villepin sur le fait que les listings étaient faux. <b>Yves Bertrand</b> - L'ancien directeur central des RG (2002-2004), <b>cité comme témoin</b>, a parfois été présenté comme membre d’un «cabinet noir» qui aurait existé autour de Dominique de Villepin afin d'affaiblir les concurrents de Jacques Chirac, dont Nicolas Sarkozy. Selon Imad Lahoud, c’est dans son bureau qu’auraient été manipulés les fameux listings Clearstream. Bertrand réfute. D’après lui, Nicolas Sarkozy savait dès 2004 qu'une machination était montée contre lui. Il aurait laissé courir pour en tirer par la suite le meilleur bénéfice politique. <br><br> Fin 2008, la publication dans la presse des carnets manuscrits d’Yves Bertrand, saisis lors d’une perquisition à son domicile, contribue à accentuer les soupçons contre ceux qui l’accusent d’avoir voulu protéger le «pouvoir chiraquien».
I.L: "L'Attaché case" P.R: "Le Petit Général" Y.B: "Le Cabinet Noir"
Par Nicolas Halgand - Publié dans : Humour - Communauté : Politique Directe
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  • : Nicolas Halgand
  • Le blog de Nicolas Halgand
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  • : Animateur engagé, passionné d'histoire et de généalogie, acteur amateur dans une troupe de théâtre, syndicaliste et militant politique.

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