Vendredi 22 mai 2009 5 22 /05 /Mai /2009 23:36

Les jeunes des quartiers dit d’origines sociales populaires sont souvent avant-gardistes dans les pratiques artistiques que cela soit à travers la musique (Rap et Slam), à travers l’art urbain (graph, graphisme, calligraphie, …) et à travers la danse (danses hip-hop, Rnb, ragga, breakdanse, …). Ces pratiques souvent hors des normes artistiques habituelles, sont en pleine essors dans les quartiers.

 

Pour répondre aux demandes et aux attentes de ces jeunes, les structures dîtes associatives et de proximités ont toutes leurs places dans l’accompagnement de ces pratiques, avec un regard tout particulier sur le développement de la mixité à travers ces activités.

 

Répondre à des attentes :

Les jeunes pratiquent individuellement et le fait de proposer une pratique de la danse Hip-hop ou des danses hip-hop, aussi variées qu’innovantes, permet de donner un sens collectif à cet art urbain. C’est un moyen de partir de leur niveau pour leur permettre d’acquérir de nouveaux apprentissages, de nouvelles techniques, in facto d’avoir un autre regard sur eux-même, à travers le regard de l’autre, l’intervenant ou l’autre jeune.

C’est un art qui dépassent les normes dans le sens où il se nourrit des réappropriassions, des détournements et des compromis mis en œuvre par les pratiquants avec l’apport d’un pédagogue.

 

Permettre la mixité gars-fille :

De plus, les danses hip-hop sont des pratiques qui intéressent à la fois les garçons et les filles. C’est un moyen d’atteindre une réelle mixité. La complicité, l’apport mutuel qui en découlent, en sont des preuves. La mutualisation de ces deux publics autour d’une pratique commune est enrichissante pour le groupe avec un apport esthétique d’un côté (plutôt les filles) et un apport technique de l’autre (plutôt garçons).

 

Permettre une mixité sociale et culturelle :

Même si cet art urbain est souvent à l’initiative de jeunes de quartier, les autres jeunes par mimétisme, par effet de mode, par intérêt, sont aussi captivés. Et pour répondre à cela, le fait de proposer cette activité sous forme de stages, d’ateliers est un bon moyen pédagogique pour créer des ponts entre « ces deux mondes » qui n’auraient peut-être pas pu se rencontrer.  

 

Pour une association qui recherche le vivre ensemble dans ses pratiques pédagogiques, le fait d’accueillir, soit périodiquement ou soit de manière permanente une activité telle que les danses Hip-hop est un moyen d’atteindre l’objectif souhaité.

Par Nicolas Halgand - Publié dans : Auteurs et acteurs
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Commentaires

Merci, je suis tout à fait d'accord avec toi, il faudrait mettre la patate sur l'art de la rue pour pouvoir harmoniser la rue car tout vient de la rue
Commentaire n°1 posté par jamel merniz le 17/06/2009 à 14h15

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  • Nicolas Halgand
  • Le blog de Nicolas Halgand
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  • 08/12/1971
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  • Curieux Association Théâtre Généalogie Socialiste
  • Animateur engagé, passionné d'histoire et de généalogie, acteur amateur dans une troupe de théâtre, syndicaliste et militant politique.

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