



Ah, elle est belle la crise … à Bellecombe.
Dimanche 27 janvier 2009.
Pensée du jour pour le voyage en travers de la France.
Départ de Chambon sur Cisse, ou jambon saucisse, expression familiale, il est 9h30, nous devons rejoindre nos hôtes à Moulineuf pour prendre la route des montagnes. Tout le monde est à l’heure, « au taquet », prêt à emprunter l’axe forestier, nous amenant à la ville de Blois.
La route est plutôt dégagée, ensoleillée et diversifiée. Nous passons par des autoroutes, des nationales et des départementales . Le paysage rencontré est souvent campagnard. Nous traversons de nombreux villages typiques mais aussi des villes comme Macon, Annecy, ... De la Sologne, du Berry, de la Bourgogne, nous voyons de nombreux champs en labourage, de nombreuses fermes en activités. Quelques demeures nobles, manoirs, châteaux et autres, toutes aussi impressionnantes dans leurs architectures, complètent ce décor champêtre.
Au rythme des interventions intempestives de la voix féminine du gps, qui nous conseille un itinéraire parfois à l’opposé de la route empruntée, nous traversons cette France sarkozyienne. En plus, de visiter ces paysages de la France profonde, nous découvrons les commodités de passage, les toilettes publiques, les chiottes souvent à la turque mais généralement propres. Des lieux d’aisance, conseillés par Mr Mimi et testés par la gente féminine à chaque arrêt.
Proche de l’arrivée, notre voiture, au dernier péage, reste bloquée. Un problème de paiement concernant une voiture devant nous, étonnant ! Pas tant que cela, notre conducteur, c’est Jojo.
Nous commençons à voir quelques montagnes poindre le bout de leurs cimes. C’est que nous approchons de notre destination, nos 580 km vont bientôt se terminer.
Du moins je le crois mais…
Après avoir fait le tour du lac d’Annecy par sa droite, rappelant des souvenirs de vacances avec la Noiraude et la famille El Puerto, en été 2004, nous nous dirigeons vers Ugine. La montée est impressionnante, la neige sur les bas côté tout autant. Sur les bord des différents petits tunnels, je remarque des tags « Savoie Libre ». Là aussi ! Une petite réflexion me vient à l’esprit : la France est une nation indivisible sur les papiers mais constituée de plusieurs nationalismes, développant son esprit régionaliste.
Mais revenons à l’aboutissement de notre périple. Arrivée à Flumet, nous empruntons l’ultime route qui devrait nous amener à destination. Mais là patratrac , les roues ne suivent plus. Glissage, patinage, la voiture n’adhère plus au bitume. Malgré le retrait du poids de nos corps, rien n’y fait. Nous avons beau pousser mais … non, échec total. Nous devons faire demi tour … en marche arrière. La nuit tombe sur les montagnes de Savoie. Jojo descend sous nos indications lorsqu’une voiture, un car arrivent, nous lui crions dessus afin qu’il arrête la lancée de son Picasso. Pas possible. Après avoir mis leurs chaînes, nos hôtes nous rejoignent. Petit bricolage avec les lacets des chaussures de Papa pour maintenir les chaînes sur les roues de la Clio et nous sommes partis. Les femmes du groupe, moi-même et le conducteur nous partons en premier rejoindre le chalet à Notre Dame de Bellecombe. Je déblaie l’entrée du chalet, en essayant de faire du zèle, je propose d’agrandir le passage. Mais la hauteur et le froid me ralentissent et m’obligent à stopper, le souffle coupée. Les bagages et les autres du groupe arrivent, la voiture à Jojo restera sur son parking à Flumet.
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