Lundi 12 janvier 2009
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"Voir un paysage comme une toile de
peintre"
Prendre un paysage et se mettre devant; un paysage pas trop compliqué, pas trop de détail, pas trop de couleurs, ... pour les nazairiens je conseille le front de mer.
Vous vous installez pour contempler de manière distant, flou, sans regarder en profondeur mais regarder en
étant absent.
Tout doit vous paraître plat, sans relief sur le même plan. Cela mettra plus ou moins de temps. Un exercice
équivalent que je propose au théâtre comme moyen de concentration pour ne pas être distrait par le public quand on joue.
Lors de cette état de distance obtenue, vous pouvez imaginez tout ce que vous voulez dans ce décor. Vous pouvez
même le plier et en imaginer un autre à partir du paysage de départ. Plusieurs saynètes peuvent apparaître. L'imaginaire est à son comble.
Plier le paysage par le haut, par le bas, par le milieu, peu importe ! Le but de l'exercice est de ressentir
que l'on peut, en un instant, être maître du paysage, un paysage que l'on peut construire, dé-construire, reconstruire. Un paysage qu'on a envie de faire disparaître pour en voir un nouveau, un
autre.
Il faut penser ce paysage comme un paysage qui peut être modeler par nos pensées les plus enfouies, donc les plus incertaines. Par cet exercice, prendre conscience de l'absence de certitudes est un moyen d'essayer de maîtiser son existance, de contrôler sa vie. Car nous voulons toujours tout diriger mais rien ne se fera
sans prendre conscience du pouvoir de nos incertitudes sur notre existance. Et là, nous verrons les chose différemment. Nous ne sommes pas les seuls acteurs de nos existences singulières, notre vie est faite et grandit par la multiplication des
rencontres.
Exercice que l'on trouve dans cet ouvrage à découvrir, à la page 22, au chapitre 6 ...
Par Nicolas Halgand
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Publié dans : Solidarité et Partage
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