Mercredi 8 octobre 2008

« Le jeunesse a certes ses torts. Ce n’est pas un âge heureux. Mais une société qui la matraque à toujours tort quand elle n’a pas su lui ouvrir les portes de l’Histoire »

F. Mitterrand (Mai 1968)

« (…) ouvrir les portes de l’Histoire. », une phrase dite dans un contexte bien particulier par un personnage qui l’est autant, mais une phrase qui est encore d’actualité en ce début du XXI eme siècle. En effet, ce que regrette François Mitterrand au sujet des événements de mai 68, c’est que la République n’a pas su donner toutes les clefs nécessaires à la jeunesse pour qu’elle puisse prendre sa place et n’a pas su les intégrer en son sein. Cependant après une quarantaine d’années, le constat reste le même et l’actualité le montre bien, avec la crise des banlieues en automne 2005 et la mobilisation anti-CPE de mars 2006 ; deux événements à la fois différents mais aussi similaires. Différents parce qu’ils n’ont pas touché le même territoire géographique, l’un les quartiers et l’autre la rue ; différents de part l’ampleur de la mobilisation ; mais similaires par le même mal être qu’il en dégage, celui de se sentir exclu de la société.

Une histoire qui se répète au fil du temps et celle-ci est celle d’une jeunesse incomprise, mal dans sa peau et parfois révoltée. Une jeunesse que la société laisse à l'abandon car comme dit l'expression "il faut que jeunesse se passe". Et c'est  bien là le problème. C'est que la société part d'un constat inéluctable, la jeunesse a un temps. Mais si c'est une raison pour ne rien proposer alors nous risquons d'aller au clash. La jeunesse se construit avec les expériences passées conscientes ou inconscientes. Elle se construit aussi bien avec les frustrations qu'avec les passions du moment, avec les rancoeurs qu'avec l'évolution de notre société. Elle est imprévisible car peu maniable, peu contrôlable. Ce n'est pas "le mouton de Panurge" de notre société. L'éducation nationale, les politiques de la jeunesse, les dispositifs d'encadrement n'en font pas ce qu'ils veulent. Ils devraient s'adapter au changement perpétuel de cette jeunesse mais est de faite en décalage. Car entre la solution apportée à un problème, un autre problème surgit. Nous ne sommes pas sur le même espace temps.

Alors il n' y aurait aucune solution pour faciliter l'intégration de la jeunesse dans notre société ? Si bien sûr. La connaissance et la reconnaissance. Connaître notre jeunesse c'est la reconnaître. La jeunesse est l'affaire de tous, politiques, travailleurs sociaux, parents, habitants réunis. Nous sommes tous "co-éducateurs" vis à vis de notre jeunesse. Elle a besoin de se sentir écouter, d'être soutenu, ... en quelque sorte d'exister. Pour cela, les solutions peuvent être simples: mettre en place des MOYENS pour faciliter la rencontre, l'échange, la projection, le débat, le respect, la tolérance, l'inter-générationnalité, ... En bref, des moyens qui doivent permettre  à la jeunesse de s'émanciper.

VOTRE AVIS M'INTERESSE !
Par Nicolas Halgand - Publié dans : Auteurs et acteurs - Communauté : Libre expression
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Présentation

Profil

  • : Nicolas Halgand
  • journal-d-un-trentenaire
  • : Homme
  • : 08/12/1971
  • : 44600
  • : Curieux Animateur Tolérant
  • : Animateur engagé, passionné d'histoire et de généalogie, acteur amateur dans une troupe de théâtre, syndicaliste et militant politique.

Images Aléatoires

Recherche

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

overblog

Syndication

  • Flux RSS des articles

Rémunération de l'auteur

referencement gratuit de site sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus